Maladies sexuellement transmissibles
L'évolution des maladies sexuellement transimissibles a été marquée depuis 20 ans par une diminution des maladies bactériennes mais par la fréquence accrue des affections virales, notamment de la papillomatose anale.
La syphilis et la gonococcie sont en recul. Le chancre syphilique doit être suspecté devant une ulcération anale, indurée avec adénopathie satellite.
La gonococcie caractérisée par ses émissions purulentes avec syndrome rectal modéré fait souvent l'objet d'une automédicamentation.
La papillomatose est fréquente. Son diagnostic est facile dans la forme marginale mais il faut toujours rechercher des localisations intra-anales. Le traitement repose sur l'électrocoagulation avec des récidives fréquentes.
L'herpès évolue sous différentes formes, la plus sévère étant l'anurectite de primo-infection.
Les lésions ano-périnéales du SIDA sont moins graves depuis le meilleur contrôle de la maladie par les trithérapies.